Snep UNSA

13 décembre 2019
Lycée professionnel et alternance ?
La réforme de l'apprentissage décidée par le gouvernement, se traduit par de grandes facilités accordées pour développement l'enseignement par alternance de périodes en entreprise et à l 'école.
Si les entreprises jouent le jeu de prendre des élèves en période d'apprentissage et sont en accord avec les écoles, alors pour certains élèves motivés, cela peut-être un dispositif positif.
Mais quand les entreprises utilisent de la main d'oeuvre à bas coût et dénigrent l'enseignement général ?
Quoiqu'il en soit l'apprentissage pose la question de la cohabitions des élèves lorsque un lycée professionnel sous contrat va , dans le même temps, sur le même lieu, mettre en place une formation par alternance (comme par exemple un UFA).
Pour les enseignants, la faiblesse des rémunérations en UFA, l'organisation en alternance 15jours-15 jours n'est pas forcement intéressante surtout lorsque l'enseignant exerce dans la filière scolaire. La question de la gestion pédagogique et du suivi des stages est posée.
Nous avons donc interpellé le ministère à l'occasion d'une rencontre, le 12 décembre. Par solidarité avec le mouvement social, notre syndicat n'a pas siégé , mais un courrier d'interrogation a été remis. Voir ci-dessous.
Nous avons particulièrement interrogé le ministère sur le cadre légal et la description des services enseignants ('VS' ou 'état des services').
Avis du syndicat :
Pour nous le mélange des publics (scolaire et alternant) n'est pas raisonnablement possible surtout pour l'enseignement des matières dites "générales". En terme de statut le risque de la disparition du statut de PLP, en lycée professionnel privé sous contrat est palpable.
Le taux d'enseignant en situation de précarité (MA-DA) est plus fort dans les enseignements professionnels que pour les enseignements généraux et encore plus fort qu'en collège et lycée.
Pour nous la revalorisation, financière, des métiers d'enseignant est primordiale.
Pour un enseignant choisir d'intervenir en UFA est trop souvent un choix financier pour compléter un salaire déjà modeste.

















