Snep UNSA
14 janvier 2023

Non à la fin de la technologie en 6ème !

La technologie disparaîtra en 6e à partir de la rentrée 2023. Une nouvelle annonce par voie de presse qui vient redessiner (au plus court plus qu'au long court, donc) le futur collège Macron.

 

Plus de renforcement en français et en mathématiques en sixième, c’est l’engagement du ministre Ndiaye pour pallier une partie des difficultés rencontrées par les collégiens français.

 Lourdes conséquences pour des collègues ?

2.468 enseignants du privé sous contrat enseignent la technologie. Souvent les élèves suivent 1,5 heures de technologie en 6ème. L'horaire réglementaire ensuite est de 1,5 heures chaque année jusqu'en classe de 3ème.

Avec la décision du ministre c'est 25% de pertes d'heures pour les collègues. Combien de pertes de contrat ?

Voir notre article traitant des pertes ICI

Pourquoi cette suppression de l'enseignement de la technologie en 6ème ?

Notre ministre de l’Éducation Nationale, comme son prédécesseur vient de publier un ensemble de textes comminatoires pour bien marquer son territoire. Son objectif : redresser une institution gigantesque produisant des résultats scolaires médiocres. Une institution qu’il reconnait "en péril" sur nombre d’aspects notamment dans ce qu’il appelle "les savoirs fondamentaux".

Lire, écrire, compter sont des outils de la pensée est-il écrit. Certes ! Mais la formule est creuse, digne du café du commerce. Car il faut d’abord et avant tout penser pour apprendre à lire et en continuer les apprentissages jusqu’à l’âge adulte. Il faut avoir des choses compliquées, difficiles à expliquer, à communiquer pour s’aventurer dans une syntaxe complexe, des emplois compliqués des temps verbaux, des lexiques spécifiques. Les exercices de Bled n’ont jamais développé la créativité ! Probablement l’ont-ils en partie chosifiée.

Autrement dit, cette conception des « savoirs dits fondamentaux » n'est qu'au mieux rassurante en apparence. Au pire elle place certains de nos collègues en difficulté conserver leur travail.


Avis du Snep UNSA : d'un ministre à l'autre, sous la férule de l’Élysée, le fond ne change pas.

Derrière un enrobage de formules creuses et pommade passée aux enseignants sur leur "excellence et leur engagement", cette décision traduit une méconnaissance voire plutôt un déni de la réalité rude que nous vivons. C'est une nouvelle marque de la brutalité des reformes sans concertation.

Parce que la technologie est une discipline d’avenir, parce que la technologie n’est pas une variable d’ajustement, parce qu’elle contribue à la réussite et à la valorisation de tous les élèves, parce qu’elle renforce la liaison entre l’école et le lycée, parce qu’elle est une discipline au cœur de l’interdisciplinarité, pour le Snep Unsa, cette mesure est plus que néfaste pour tous.


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