Snep UNSA

26 septembre 2022
Mixité scolaire, inactions à venir, pour Pap Ndiaye ?
Le ministre affirme que la mixité scolaire est «clairement l’une des priorités». Mais concrètement, quelle sera sa politique pour lutter contre le phénomène croissant de ségrégation scolaire ?
A l'image de ce qui se passe à Paris, les collèges publics reproduisent la sociologie de leurs secteurs. De ce fait, depuis une vingtaine d’années, on assiste à une lente augmentation des élèves qui quittent le public pour être scolarisés dans le privé associés à l'enseignement public par contrat, dans le but d’éviter les collèges « ghettos ». Alors qu’au début des années 2000, 29 % des collégiens étaient scolarisés dans le privé, ils sont 35 % aujourd’hui.
Or, les résultats de l’enquête internationale Pisa rappellent que la France est l’un des pays de l’OCDE où l’origine sociale des élèves détermine le plus fortement leurs performances scolaires à l’âge de 15 ans.
A l'image de ce qui se passe à Paris, les collèges publics reproduisent la sociologie de leurs secteurs. De ce fait, depuis une vingtaine d’années, on assiste à une lente augmentation des élèves qui quittent le public pour être scolarisés dans le privé associés à l'enseignement public par contrat, dans le but d’éviter les collèges « ghettos ». Alors qu’au début des années 2000, 29 % des collégiens étaient scolarisés dans le privé, ils sont 35 % aujourd’hui.
Or, les résultats de l’enquête internationale Pisa rappellent que la France est l’un des pays de l’OCDE où l’origine sociale des élèves détermine le plus fortement leurs performances scolaires à l’âge de 15 ans.
Secteurs multi-collèges ?
Une des solutions serait de valider et d’étendre les secteurs multi-collèges expérimenté par Mme Vallaud Belkacem. Son prédécesseur ne s'est pas engagé dans cette voie qui a pourtant favorisé un retour à une certaine mixité sociale.
Carte scolaire ?
Il serait peut-être aussi intéressant de redécouper la carte scolaire ici ou là.
Prendre le contrôle des inscriptions des élèves dans les établissements dits "privés"
Pour le Snep UNSA, il faudra bien prendre le contrôle des inscriptions dans les établissements dits "privés" puisqu'ils ont librement fait le choix de s'associer à l'enseignement public par contrat avec l’État. En effet les directeurs ont sollicité de l’État cette association (L442-5 code éducation).
Plus précisément les directrices et directeurs de ces écoles sont en charge du recrutement des élèves. Dans le 1er degré les directrices et directeurs sont officiellement choisis par l'administration via une liste d'aptitude. En revanche dans le 2d degré, les directeurs et directrices doivent seulement se prévaloir d'un agrément du Rectorat (la capacité à enseigner).
Dans la réalité, des associations, surtout dans le 1er degré, se font fortes de contourner le dispositif dans le silence de l'administration officielle. Comme l'association SGEC, elles se font fortes de constituer une administration officieuse, parallèle.
Le Snep UNSA s'est donc adressé à monsieur le Ministre Pap Ndiaye pour lui demander de reprendre la main sur la désignation des directrices et directeurs.
Le Snep UNSA ne s'est pas arrêté à ce point important en lui demandant d'établir l'égalité statutaire par la fonctionnarisation de tous les enseignants actuellement en fonction. En effet, la contractualisation d'une partie d'entre eux (135.000 sur les 140.000) est un facteur d'instabilité salariale propice à la diffusion des enjeux des associations à finalités séparatistes.
La réponse écrite du ministre est claire : Non, rien de rien, je ne changerai rien.
Le ministre se souhaite pas agir face à des réseaux séparatistes : confessionnelles ou régionalistes ou tout simplement financiers, en place.
Il est donc probable que l'écart continue de se creuser entre les déjà 40 % des élèves scolarisés dans un collège privé sous contrat issus d’un milieu social très favorisé, contre à peine 20 % dans le public.
Inversement, nous nous attendons à ce que la baisse du taux de 18 % des collégiens du privé sous contrat faisant partie de classes sociales défavorisées, et qu'augmente ce taux de 42 % des élèves dans les collèges publics.
Les enseignants du privé sous contrat vont donc probablement encore, eux, avoir à subir toujours plus les pressions clientélistes croissantes. Le pacte Républicain, faute d'activité réelle des acteurs politiques, continuera à prendre l'eau.
Contact presse :
Franck PECOT
06.52.60.83.11
Franck PECOT
06.52.60.83.11

















