Snep UNSA
20 décembre 2023

[presse] 19 décembre  2023, une victoire de l'idéologie

 Le parlement a voté une loi qui met en place ce que certains appellent la "préférence nationale"

Selon eux, il y aurait un problème avec les étrangers. Des étrangers qui abuseraient du système de protection sociale, du système scolaire mis en place en France.

Selon eux, notre pays serait un aimant pour les étrangers. Il faudrait demander une caution à l'étranger souhaitant être scolarisé.

Pourtant, les faits sont différents ,  la France n'est pas la destination des personnes quittant leur pays pour venir en Europe. En effet seulement 4% de ceux-ci optent pour notre pays alors que les français représentent 15% de la population européenne .   A l'aune de cette réalité statistique, pour équilibrer l'accueil des personnes étrangères à l'Europe souhaitant s'y installer, il nous faudrait en accueillir 4 fois plus.

La France, de ce point de vu, n'est donc pas d'une excessive générosité.

La France accueillerait entre 3 000 à 5 000 de adolescents étrangers séparés de leurs parents qu’elle nomme « mineurs étrangers isolés »

L’École, le service public de l'éducation, accueille ces mineurs isolés jusqu'à l'entrée dans leur 18ème année.  Ensuite, toutes les aides de notre pays s'arrêtent. Un mineur africain ayant survécu à la traversé la méditerranée, dans les conditions que nous connaissons, ne peut plus être aidé par la République et son service public de l'éducation avec ce couperet. Les enseignants voient ces mineurs désormais majeurs quitter du jour au lendemain l'établissement scolaire avec ou sans diplôme.

Est-ce cela une générosité excessive ?

Nous ne le pensons pas. Si cette loi avait été juste, dans le sens Républicain, alors elle aurait porté un peu plus haut les valeurs de liberté, d'égalité et surtout de fraternité.

Ce n'est pas le choix de nombreux parlementaires et du gouvernement.

En revanche, les enseignants continueront, malgré cela, d'accueillir tous les enfants et adolescent même si le climat politique se détériore. Chacun sa dignité.


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Franck PECOT
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